Changement de vie / developpement personnel / Le projet

360° de bonheur: lubie passagère ou projet de fond?

Les premiers cartons sont faits…enfin les cartons physiques hein car les bagages mentaux ça fait longtemps qu’ils sont en préparation.
D’ailleurs, je voulais revenir sur notre projet 360° de bonheur qui nous tient tant à cœur. Certaines personnes pensent que c’est une lubie qui sort de nulle part, d’un coup d’un seul, ou encore que l’on y va un peu fort pour commencer, et beaucoup s’imaginent qu’on pourrait ne pas y arriver.

séance cueillette de mirabelles au bord de la route – été 2019 roadtrip et couchsurfing pendant 12 jours

Le projet 360 degré de bonheur


Alors en ce qui concerne la dernière phrase je vous répondrais que oui, évidemment que l’on fera des erreurs, qu’il y aura des imprévus, on le sait parfaitement car toute nouvelle entreprise, tout nouveau rêve, ne pourrait être ce qu’il est sans apprentissage, cela fait partie intégrante du jeu et de la décision consciente au début. Et puis arriver à quoi? On part avec une idée en tête certes, mais une idée qui peut évoluer au fil de nos expériences, rien n’est figé si ce n’est la création de l’association et le but de vivre pleinement en aidant les autres à faire de même
En revanche, j’éclaircirai le côté lubie. Les gens ne voient que la décision annoncée du jour au lendemain voilà on va tout plaquer, partir à 1500km d’ici avec une caravane et notre rêve en poche et on verra. Cela serait un bien triste mensonge de vous dire cela. Ce rêve s’est construit au fil des années, au fil des apprentissages, des essais que l’on a fait. On a la chance de fonctionner un peu de la même manière et d’avoir une vision globale similaire Laury et moi depuis le début. On est ouvert à toutes les expériences que la vie nous amène, que cela soit sous forme d’épreuves difficiles, ou de choix de direction conscient pris à un moment donné. On a testé également beaucoup de nouvelles choses, on est sortis parfois de notre zone de confort. Je pense au couchsurfing par exemple, et au gamping aussi qui ont donné un coup de fouet à notre envie d’évoluer et d’emprunter le chemin d’une vie rêvée, dont la propre vision elle-même évoluera encore avant même d’arriver à l’atteindre. Vous me suivez? lol

L’expérience

Je repense à la première fois où j’ai songé à faire école à la maison puis je me suis retractée me convainquant que mon fils s’adapterait et qu’il fallait que je reprenne le travail car c’est ce que toutes les familles « normales » font. Puis il fallait faire rentrer de l’argent, pas le choix. Enfin je me suis pas laissé le choix à cet instant précis car je n’étais pas encore prête pour une autre vie je pense. Il m’a fallu 3 voire 4 années supplémentaires pour lâcher prise et écouter les besoins de mes 2 enfants et mes propres envies également. J’ai pleinement accepté de respecter mes valeurs et donner du crédit à un mode de vie qui me convient malgré le regard des autres. La vie professionnelle c’est pareil, on en a fait des allers-retours pour finir toujours au même constat et à la même frustration » tu n’es pas a ta place » , tu te réveille et tu le sais au fond de toi que tu fais ça pour essayer de faire comme tout le monde mais ça ne convient en rien. Aucune stimulation, aucun plaisir, vide de sens, pas d’utilité pour les choses qui sont les plus importantes pour moi: ma famille, la nature, la planète, la créativité, l’apprentissage, l’éducation des enfants, le développement personnel etc. Et j’en ai testé des choses, je me suis toujours adaptée peu importe le milieu dans lequel je travaillais. Je faisais même de la sur-adaptation. Et oui je voulais faire plaisir, contenter tout le monde, être utile. Je n’y peux rien c’est mon mode de fonctionnement depuis petite. Je ne sais pas dire non. Même encore aujourd’hui c’est compliqué pour moi de dire non, même si je fais un gros travail dessus depuis 2 mois environ suite à une grosse prise de conscience. Tout ça pour dire qu’il y a tout un cheminement à 360° pour chacun de nous, qui a fait qu’on en est là et que la vision se peaufine peu à peu. L’idée de quitter la région parisienne elle date pas d’aujourd’hui mais de nos débuts. On voulait aller près de la famille à Marie Galante à la base. Puis finalement ça ne s’est pas fait mais l’idée de prendre le large était toujours très présente. Le couchsurfing en a remis une couche c’est le cas de le dire. Les roadtrips, prendre la route, rencontrer de nouvelles personnes, aller dormir chez des inconnus gratuitement et accueillir des inconnus chez soi gratuitement, waouh expérience magnifique, magique! Que du positif! Et cela nous a donner ce goût de liberté qui nous stimule tant. Tout comme l’envie de se rapprocher de la nature, de vivre en accord avec elle, offrir la possibilité à nos enfants d’être au contact des animaux car c’est un véritable besoin chez eux. Ce sont toutes ces petites choses qui murissaient au fil du temps et nous apportaient quelques certitudes au passage.

L’apprentissage

Finalement, on se remet à chaque fois dans le quotidien car faut payer les factures, faut avoir un semblant de vie normale, on ose pas, mais finalement on ne vit pas dans ces moments là, la vie nous échappe et le bonheur aussi. Naissent alors souvent la frustration, le stress permanent, l’impression  de subir un quotidien.

Mais finalement quel est le but de venir au monde si ce n’est que de se rendre la vie la plus belle possible, rendre honneur à cette chance qui nous a été donné d’avoir le souffle de vie en nous. On a la chance d’être né dans cette famille que l’on a , de connaitre nos parents qui nous ont permis d’être ce que l’on est aujourd’hui, de vivre tout ce que l’on a vécu jusqu’à présent, dans le bon comme le mauvais car même dans le mauvais il y a du bon.

Je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends

Nelson Mandela

Et on en fait quoi de tout ça? Et si on nous avait leurré, si la vie ne se résumait pas à se réveiller comme des robots, vivre sa vie en mode automatique à 95% du temps (donnée véridique, on fonctionne à 95% avec notre inconscient et nos automatismes), aller travailler comme des machines 8 à 10h par jour pour « gagner » notre vie , et ensuite la dépenser à 18h au supermarché du coin en achetant de quoi manger mais aussi souvent des trucs futiles qui nous rendent malades et en mauvaise santé.

Je parle de tout ça si bien car c’est du vécu 100%. Je ne suis pas différente de vous, je connais les mêmes expériences, les mêmes travers que vous, j’ai des peurs aussi et moi aussi parfois j’achète un paquet de pringles bourrés de trucs chimiques cancérigènes au lieu d’acheter des clémentines et des framboises.

credit photo: Deniz Altindas

A la recherche du bonheur

Ce que j’essaye de faire comprendre à travers tout ce récit, c’est que ce projet que l’on porte, ce petit bébé qui évolue n’est pas une lubie, loin de là, ce n’est pas un truc fait à l’arrache sur un coup de tête. Le projet 360° de bonheur est le résultat de toutes nos expériences ces dernières années, nos essais-erreurs, mais c’est aussi le respect que l’on porte de plus en plus à nos besoins fondamentaux, à notre système de valeurs qui nous est propre, non seulement en tant que famille mais aussi à titre individuel. On prend plus le temps de se poser et surtout on fait des choix conscient comme il est possible à tout à chacun de faire. Je le répète on est pas différents de vous ou des autres. On est ordinaires. Il nous a fallu 9 ans pour en arriver à cette petite révolution qui ne fait que commencer. Et on repart à zéro, on a pas d’économies, on a jamais été porté sur le matériel donc c’est pas une lubie de bobo qui ne sait pas quoi faire de son argent. C’est une vraie démarche consciente, sincère, solidaire pour se faire du bien à nous et pouvoir faire du bien aux autres et à notre environnement.
Ce projet a pour vocation de faire du bien aux autres, de permettre aux gens de prendre le temps, de prendre du recul, de tester de nouvelles choses, d’apprendre à connaitre des choses différentes pour ouvrir son esprit. Toutes ces petites choses permettent souvent de trouver des sources profondes de bonheur, d’être sincère avec soi-même,  se reconnecter à soi et aux autres sans diversion, sans filtre, en toute simplicité. Le bonheur n’est pas le but atteint mais le chemin qu’on empreinte tout au long de la vie. Le bonheur , en mon sens , n’est pas quelque chose de figé. Il peut se matérialiser sous différentes formes et à n’importe quel moment sur le chemin. La finalité c’est la cerise sur le gâteau, le « bonus-étape » avant daller vers d’autres contrées. Mais le bonheur peut-être là peu importe l’objectif, peu importe où vous êtes à l’instant T.

« Un adulte heureux est un enfant qui a survécu »

Ursula K. Le Guin

Respirez, prenez du temps pour vous, rêvez, imaginez, créez…
Affectueusement,
Elodie

credit photo: Sidney Rae

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